De l'amour

« Ce livre, écrivait Stendhal à un ami, est une monographie de la maladie nommée Amour. C’est un traité de médecine morale. » Cette maladie, Stendhal, toute sa vie, en a fait ses délices favorites. La définir, la comprendre, en repérer les symptômes, en analyser les phénomènes déclencheurs – dont la célèbre cristallisation –, en redire les paradoxales jouissances, tel est l’objet de ce « livre d’idéologie ». Né d’un drame intime, il est à la fois la somme des expériences d’Henri Beyle, amoureux éconduit de la froide Matilde, et, par les nombreuses anecdotes et les brèves nouvelles italiennes qui l’émaillent, la préfiguration des romans à venir.
Œuvre fétiche, luxuriante et subtile, De l’amour (1822) dresse la carte du Tendre selon Stendhal.