Le totalitarisme pervers

D'une multinationale au pouvoir

Le totalitarisme pervers
  • Éditeur québécois

Peut-on parler de «totalitarisme» quand il s’agit de nommer le pouvoir des multinationales tel qu’il s’est construit et imposé depuis le début du XXe siècle? Alors que la pratique politique moderne voudrait que les sujets d’une collectivité obéissent aux lois, non aux puissants, on assiste à un renver­sement pervers. Ce sont les multinationales, aujourd’hui, qui soumettent la délibération des assemblées politiques à d’autres « lois », leurs lois, qu’elles s’assurent de rendre efficaces: la «loi» du marché, la «loi» de la concurrence, etc. Total est un cas d’école. Ce livre étudie comment elle s’est constituée telle une autorité souveraine de nature privée, imitée en cela par d’autres multinationales. Elle est bien devenue un pouvoir qui se distingue des États, les domine, les investit ou les instrumentalise, pour arriver à ses fins : régner et extraire la ressource, en oligopole avec ses pairs.

Table des matières

Table des matières
Le totalitarisme pervers 1
crédits 8
Table des matières 9
Le totalitarisme pervers 13
Total 13
Un pouvoir 36
Lobbyisme, mécénat ; ingérence, idéologie 42
La symbiose entre Total et la République 54
Une Françafrique privatisée 62
Au nom de quelle loi ? 70
Une vie sans histoire 77
Légaliser le processus d’accumulation du capital 81
Naissance du signifiant « Total » 90
Le totalitarisme psychotique 94
Genèse libérale du totalitarisme 102
La perversion 104
La philosophie politique de Total 124
La corruption des consciences 136
Vue synoptique 142
Généalogie 144
Bibliographie 149